De Saint-Henri au Sénat
Le 16 avril 2002, le nouveau sénateur, L'HONORABLE RAYMOND LAVIGNE prêtait le serment d'allégeance à la Reine Elizabeth II. À quatorze heures quinze, il lisait le texte officiel et y ajoutait ce bout de phrase "et à mon pays le Canada", ce qui déclencha un débat sur la validité du serment. Finalement, la chambre haute en vint à la conclusion que L'HONORABLE RAYMOND LAVIGNE serait assermenté une seconde fois. Le nouveau sénateur fut assermenté une deuxième fois le 23 avril 2002.
Souvenir du début d'une longue carrière qui commença en 1993.
Cet épisode est raconté pour bien décrire l'homme entier qu'est Raymond Lavigne. D'ailleurs, dès le début de son premier terme à la Chambre des communes, il a montré ses vraies couleurs. Le lendemain de son élection en 1993, il s'est dirigé vers le parlement pour y travailler. À une personne qui lui demandait ce qu'il désirait, il répondit: "je viens défendre les intérêts du comté de Verdun-Saint-Paul." Un peu plus tard, à l'ouverture de la session, il prend la parole et il est présenté comme député de Verdun-Saint-Paul. Un député de l'Ontario demande à l'orateur où est situé ce comté de Verdun-Saint-Paul. Le nouveau député Lavigne lui répond très sérieusement: "Attendez quelque temps et vous saurez tous où est situé le comté Verdun-Saint-Paul (aujourd'hui Jeanne LeBer) ".
L'honorable Raymond Lavigne travaillait toujours pour son comté. À son premier terme, il se fait le promoteur du développement économique et touristique du canal Lachine. D'ailleurs, la première lettre qu'il a écrite comme député fut pour demander des fonds au ministère de Patrimoine Canada pour le développement des abords du Canal Lachine.
Le député Lavigne, en homme visionnaire, s'intéresse à l'estacade du pont Champlain. Dans son esprit, il est inconcevable que des camions et des autobus circulent sur ce pont par milliers et dégagent des gaz à effet de serre qui enveloppent complètement l'Île-des-Soeurs.
Au moment de l'expérience de 1990, quand le gouvernement du Canada a ouvert l'estacade aux automobilistes, on a réalisé que le projet était impossible à long terme pour les résidents de l'Île-des-Soeurs. C'est à ce moment que la campagne pour un monorail a pris naissance.
Dans un premier temps, Monsieur Lavigne lutte pour la réalisation d'une piste cyclable sur l'estacade. Ce projet est réalisé, au grand bonheur des cyclistes.

Ouverture de la piste cyclable à Verdun L'honorable Raymond Lavigne en compagnie des patrouilleurs de la piste cyclable du canal Lachine à Verdun
En 1997, une pétition circule en faveur du monorail. Devant les difficultés de réalisation du monorail, principalement à cause de la saison hivernale, le train léger fait son apparition et RAYMOND LAVIGNE y est favorable. Ce qu'il faut, c'est développer un transport en commun "rapide, sans bruit et surtout sans pollution", un mode de transport moderne et confortable qui plaira à tous les usagers et, en particulier, à ceux de l'Île-des-Soeurs. L'avenir est au transport en commun. Il passe par ces solutions modernes et faciles. Le train léger sur rail deviendra, après le métro, la solution idéale pour transporter les travailleurs, en provenance d'un peu partout, vers le centre-ville.
Dans son esprit, il comprend que Verdun est une ville traversée par une autoroute et qu’aucune sortie se retrouve dans ses limites. Il trouvait inacceptable qu'une municipalité comme Verdun n'ait pas une entrée donnant accès à l'autoroute 15 directement dans Verdun. DEVANT LA LENTEUR DES ÉLUS CONCERNÉS, IL A FAIT SEUL LES DÉMARCHES NÉCESSAIRES. AUJOURD'HUI, L'AUTOROUTE 15 ENTRE DIRECTEMENT DANS VERDUN.
DE L'ESPRIT À LA RÉALISATION, IL N'Y A QUE LE TRAVAIL. IL ENTREPREND DONC CE TRAVAIL QUI SE RÉALISERA CINQ ANS PLUS TARD. EN EFFET, LA VILLE DE VERDUN A MAINTENANT ACCÈS À L'AUTOROUTE 15.
C'est ici que l'autoroute 15 a été construite, à l'entrée de Verdun Un autre dossier important pour lui:
La sortie de l'autoroute 15 à Verdun. C'est maintenant chose faite!
Pendant toute la durée de son premier terme comme député, MONSIEUR LAVIGNE s’est dévoué corps et âme afin de trouver les fonds requis pour les infrastructures, car Verdun avait énormément de difficultés à obtenir les subventions qui lui viendraient en aide. MONSIEUR LAVIGNE pu aider.
Il passe ensuite aux logements sociaux et à la revitalisation des usines laissées en décrépitude. Sherwin Williams devient un îlot d'habitation mixte. Les lofts d'Argenson et plusieurs coopératives ont vu le jour à la suite des représentations du député sur la santé économique du comté de Verdun, Saint-Henri, Saint-Paul, Pointe Saint-Charles.
Dans un même ordre d'idées, plusieurs usines désaffectées ont repris vie grâce au gouvernement libéral du Canada: Art Déco, un fabricant de tapis, Croissant Plus dans l'alimentation, Seracon, un fabricant de chandelles de fantaisie, Tristan America dans la mode internationale, ainsi que plusieurs entreprises de haute technologie et d'informatique qui ont pignon sur rue un peu partout dans le comté.
Pour les plus démunis, monsieur Lavigne a soutenu tous les organismes qui travaillaient au mieux-être des résidents du comté: Toujours ensemble, le Forum économique de Verdun, la Maison du Réconfort, Formétal, le Carrefour d'éducation populaire, le Grand Berger, la Maison Marguerite d'Youville, Tandem, la Société historique de Saint-Henri et beaucoup d'autres. Dans le domaine des loisirs, il a aussi offert son aide sous différentes formes: notamment par des subventions et par des emplois d'été pour les étudiants.
Pendant le verglas en 1998, Raymond Lavigne n'a pas compté son temps. Il a visité les sinistrés, il les a encouragés, il a multiplié les pressions pour obtenir des lits et des couvertures de l'armée, un local pour les résidents de l'Île-des-Soeurs.
Il serait trop long d'énumérer toutes les actions concrètes du député Raymond Lavigne. Plusieurs considèrent qu'il fut l'un des meilleurs députés pour le comté. Si vous considérez le comté de Verdun, Saint-Henri, Saint-Paul, Pointe Saint-Charles comme un milieu de vie intéressant, promenez-vous dans différentes rues du comté, admirez les berges de Verdun, le canal Lachine, les vieilles usines rénovées, les pistes cyclables qui relient la rive sud et la rive nord de Montréal, principalement celle sur l'estacade et celle qui relie l'Île-des-Soeurs à Verdun, vous pouvez être assurés qu'il y a une touche de Raymond Lavigne un peu partout.
C'est vers l'âge de 12 ans que RAYMOND LAVIGNE a compris qu'il devait travailler pour arriver à son but. C'est à partir de ce moment qu'il a commencé à s'occuper des autres et à travailler pour devenir ce qu'il est maintenant. Travailler, n'avoir qu'une parole, garder toujours le cap sur son objectif sans dévier, ne pas avoir peur d'avancer des idées et surtout ne jamais abandonner, voilà comment un jeune de Saint-Henri, venant d'une famille de 14 enfants, a su faire sa marque comme député.
Saluons l'Honorable Raymond Lavigne, sénateur, nous sommes fiers de lui et savons qu’il continuera son chemin avec la même ardeur et le même dévouement pour les Montréalais du Sud-ouest, les Canadiens français et les Canadiens de tout le Canada.
Jour d'assermentation

L'HONORABLE RAYMOND LAVIGNE, l'honorable Rose-Marie Losier-Cool, sénatrice et Présidente Pro-Tempore, à la droite de la sénatrice M. Blair Hermitage, Huissier du bâton noir.

Le sénateur Raymond Lavigne et ses invités, ainsi que l’honorable Céline Hervieux-Payette, sénateure, dans le hall du Sénat le jour de son assermentation.